L’humour déstresse et libère les énergies
Toute situation désastreuse peut être transformée en source d’humour. Alors qu’un nuage de cendre rendait impraticable le ciel européen, jeux de mots et blagues courtes, drôles ou pas émergeaient de partout sur la toile et dans les discussions entre copains. « J’ai toujours su que les nuages atomiques étaient moins futés que les nuages volcaniques : ils ont l’audace de traverser les frontières de la France »… Cette version de l’humour nous montre le côté cathartique des blagues. Un mot juste et les tensions baissent. Les blagues juives sont la meilleure représentation de l’humour anti-déprime dont l’objectif est de rendre amusant ce qui pourrait nous abattre. Il est fondé sur l’autodérision, et nous amène à rire de la cruauté de la vie, de nous-mêmes, en recensant toutes les jérémiades de l’ennemi : les juifs ont tué le fils de dieu, ne pensent qu’à l’argent, volent, sont sales. Considérant l’idée centrale énoncée dans Le Mot d’esprit et ses rapports avec l’inconscient écrit par Freud, l’humour, autant que les rêves, libère les pulsions les plus profondes, sans pour autant que la conscience s’en émeuve. C’est un moyen d’expression, propre, qui n’est pas expressif, mais qui stimule nos actes : mépris de l’autre sexe, fantasmes sadomasochistes, idées de meurtre. « Qu’est-ce qui se tortille et est rouge ? Un enfant suspendu au crochet d’un boucher ». C’est une blague issue de l’humour noir, mais qui amène les touts petits à imaginer le meurtre des bébés comme solution pour rentrer dans les grâces, les parents voudront éliminer ce petit être qui cause des insomnies depuis son arrivée.